Les baigneuses

Oeuvre de Louis-Henri de RUDDER (1807-1881), 1850, huile sur toile, 137x200cm

Texte : Camille Maubeau-Giraud (1L1), inscrite en spécialité histoire des arts, Lycée Jean Dautet La Rochelle.

Peintre d’Histoire, de genre et portraitiste, Louis-Henri de Rudder est né en 1807 à Paris et décède dans cette même ville en 1881. Il entre à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1827, puis débute au Salon de 1834 et gagne deux médailles lors de ceux de 1840 et de 1848. Ce peintre s’inscrit donc dans le mouvement académique. Il est aussi désigné Chevalier de la Légion d’Honneur en 1863.

Rudder_baigneuse

Les baigneuses, Louis-Henri de RUDDER (1807-1881), 1850, huile sur toile, 137x200cm

Le tableau Les Baigneuses représente un groupe de femmes à demi-dévêtues au bord de l’eau dans un sous-bois. Ces six femmes portent des draps blancs et de différentes couleurs enroulés autour de leurs épaules, bras ou tailles. Chacune est joliment coiffée et apprêtée. Elles sont entourées de fleurs, nous pouvons en voir sur l’arbre à gauche, derrière la première femme puis un grand bouquet de fleurs sans doute déposé dans un panier sur lequel s’accoude la sixième femme. Autour d’elles se trouvent un point d’eau et un sous-bois avec de grands arbres. Au fond, se dessine un lever ou un coucher de soleil avec quelques nuages.

Ce tableau s’inscrit dans le mouvement académique puisque le corps nu est idéalisé et sensuel ; cependant les femmes portent des draps pour cacher parfois leurs parties intimes, certaines s’en servent même pour couvrir leurs poitrines.

La composition est plutôt simple. Nous avons au premier plan un point d’eau, sûrement un lac. Au deuxième, se trouvent les six femmes ayant chacune une pose différente (debout, assise, couchée) et le bouquet de fleurs. Au troisième plan, le sous-bois apparaît avec le ciel au fond et son lever ou coucher de soleil. Nous pouvons tracer deux lignes, une au-dessus du bras de la première femme, passant au-dessus des têtes de la seconde et quatrième et une autre passant par le bouquet de fleurs et longeant la tête de la sixième femme. Ainsi, l’intersection de ces deux lignes se trouve sur le ciel. Nous trouvons ainsi la perspective du tableau.

La technique utilisée par le peintre est la peinture à l’huile qu’il utilise ici sur une toile. Il choisit des couleurs réalistes, voire idéalisées comme le vert, le bleu, le violet, le rose, le blanc, l’ocre. Ainsi, il joue sur un contraste entre les six femmes éclairées et le sous-bois sombre.