Le Jardin de Fortran, 100 % au naturel

Sur un peu plus d’un hectare, dans un petit village du sud de la Vienne, deux passionnés de nature et de vie au grand air modèlent depuis plus de quarante ans un espace de vie respectueux des cycles naturels. Le terrain envahi par les ronces et les herbes folles est progressivement devenu un jardin remarquable à plus d’un titre… Balade au Jardin de Fortran.

Jardin de Fortran
Un théâtre de verdure pour une mise en scène de cactées et de succulentes. ©A. Didriche.

Texte : André Filipar

Lorsqu’Alain Didriche et Michel Moquette découvrent en 1979 ce qui deviendra le Jardin de Fortran, ce n’est encore qu’une jungle de ronces et d’arbres peu entretenus. Trente ans plus tard, c’est une succession de cours, de potagers, de verger et d’espaces plus ouverts où poussent quelques arbres majestueux. Avant même de nous attaquer à la restauration de la maison, une vieille ferme poitevine en pierres du pays qui était abandonnée depuis dix ans, nous avons commencé le débroussaillage des espaces qui étaient envahis par une végétation exubérante confie Alain.

Un projet écologique

Au départ, les conditions de vie étaient un peu spartiates reconnaît Michel Moquette. Il a fallu parer au plus pressé avec la restauration de la toiture qui fuyait de partout. Sans connaissances particulières, mais avec les conseils de professionnels, Michel se lance dans la maçonnerie. Il ajoute une tour en pierres sèches du pays au corps du bâtiment… et qui semble avoir été là depuis toujours. Respecter l’existant tout en ajoutant de nouveaux éléments : une démarche que les deux amis vont appliquer aussi bien aux bâtis qu’au jardin.

Le Jardin de Fortran, au paradis du buis.
Le Jardin de Fortran, au paradis du buis. ©A. Didirche.

Des choix de vie du Jardin de Fortran

Plus qu’un confort de vie, nous cherchions plutôt un mode de vie approprié. Par exemple en faisant l’effort de recycler les eaux usées pour l’arrosage, d’utiliser des toilettes sèches dès 1979 et ainsi, amender le jardin avec le fumain dans un cycle naturel de retour à la terre, se chauffer avec le bois de la propriété produit par l’entretien et l’élagage, la réduction au strict nécessaire de l’utilisation de moteurs thermiques. Notre démarche a quelque chose de politique, de civilisationnel, en phase avec la prise de conscience contemporaine que nos modes de vie lèsent notre environnement et notre qualité de vie analyse Alain.

Pour lire la suite…