L’étang de la Mazière, une oasis en plaine de Garonne

Située dans la plaine inondable de la Garonne, la réserve naturelle nationale de l’étang de la Mazière protège, depuis 1985, un patrimoine biologique lot-et-garonnais remarquable de 102 ha offrant une mosaïque de milieux : étang, gravières, prairies humides et sèches, roselières, boisements humides, mares permanentes et temporaires…

Texte : Julien Roi, animateur nature

Vue aérienne de la réserve naturelle de l'étang de la Mazière
Vue aérienne de la Réserve naturelle de l’étang de la Mazière ©RN Étang de la Mazière

La réserve naturelle de l’étang de la Mazière est située dans un ancien méandre de la Garonne. Elle offre une diversité de milieux qui lui confèrent une richesse biologique exceptionnelle au sein d’une plaine agricole largement dominée par l’agriculture intensive. Sise entre Agen et Marmande, la réserve naturelle nationale de l’étang de la Mazière est accessible à partir de la commune de Villeton.

La diversité des milieux

Dans les premiers temps de la création de la réserve, les friches humides et les roselières se reconstituent en bordure d’étang après l’exploitation des peupliers. Ailleurs, les grandes cultures restent prépondérantes dans le paysage.

Depuis, grâce à la maîtrise foncière, la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature en Lot-et-Garonne (SEPANLOG), association gestionnaire de la réserve, a restauré des zones humides et un maillage bocager afin de rétablir une diversité de milieux profitable à la biodiversité.

C’est le cas de la remise en état de la gravière de Castagnon, à la fin de son exploitation, en 1999. La SEPANLOG a racheté le site et revégétalisé ses berges.

Les saules têtards de l’étang de la Mazière

En 2004, apparaissent la restauration du réseau de mares et les prémices des prairies et haies de la zone Sud, reconnaissable à ses saules têtards caractéristiques des paysages d’autrefois. Coupés chaque hiver, ils fournissaient le « bois de boulange » pour chauffer les fours à pain, fabriquer des manches d’outils et, surtout, procurer aux vanniers de l’osier, la matière première essentielle à leur activité.

cistude d'Europe
La cistude d’Europe fait partie des nombreuses espèces présentes sur la réserve ©RN Étang de la Mazière

Aujourd’hui encore, l’exploitation de ces arbres, tortueux et difformes, assure la formation de cavités naturelles propices aux insectes, comme le scarabée cerf-volant, ou aux oiseaux, à l’instar de la chouette d’Athéna qui y trouve un endroit pour nicher.

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