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ARC-#3-essai

Edito Arcades #3 :

En novembre dernier, une étude réalisée par le cabinet EY (ex-Ernst & Young) est sortie dans la presse. En se basant sur des données 2011, ce rapport montrait que la culture est le cinquième secteur économique du pays, devançant allègrement le luxe, l’automobile ou les télécommunications. Soit en termes de chiffre d’affaires direct la bagatelle de 61,4 milliards d’euros contre 60,4 milliards pour l’automobile et 52,5
pour le luxe. Étonnant, non ?
Certes, il s’agit de la culture prise au sens (très) large. À savoir un ensemble (un peu fourre-tout ?) où se mêle musique, théâtre, cinéma, livres mais aussi télévision, radio, presse, arts plastiques et visuels et jeux vidéo. Mais d’où émergent quelques surprises. Ainsi, le secteur des arts graphiques et plastiques (musées, galeries, ventes d’art, design, etc.) arrive en tête avec 19,8 milliards de chiffre d’affaires. La télévision pesant quant à elle 14,9 milliards d’euros, la musique 8,6 milliards, le spectacle vivant 8,4 milliards, les jeux vidéo 5 milliards et le cinéma 4,4 milliards.
Encore plus étonnant : malgré la crise, le rapport souligne que le taux d’emploi en Europe des ICC a grimpé de 3,5 % en moyenne par an entre 2000 et 2007. L’étude montre que ces industries culturelles emploient 1,2 million de personnes soit 5 % de l’emploi intérieur total, “des emplois qualifiés comme non qualifiés, qui attirent notamment les jeunes”. Et la culture reste l’un des rares secteurs à avoir une balance commerciale positive.