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ARC#11-317x399Edito Arcades #11 :

Street-art, réenchanter la ville

A

u premier janvier prochain, le Poitou-Charentes n’existera plus. Du moins, sous son appellation officielle puisqu’elle est destinée à se fondre dans la grande région Aquitaine. À compter de son prochain numéro (printemps 2016), ARCADES ne sera donc plus « en Poitou-Charentes », mais plus que jamais sur les quatre départements – Deux-Sèvres, Vienne, Charente et Charente-Maritime – qui formeront le nord de cette grande entité territoriale dont on ignore encore le futur nom officiel… Dans cette nouvelle donne administrative, ARCADES entend bien plus que jamais réaffirmer son ancrage ter­ritorial et continuer à valoriser tout ce qui fait la vitalité, la richesse et la diversité de la création culturelle et des patrimoines des quatre départe­ments du Poitou et des Charentes.

Cette onzième édition d’ARCADES reste fidèle à cette ligne éditoriale. Elle a choisi de faire la part belle au street art, un mode d’expression artistique particulièrement dynamique dans la région. Dans cet art urbain par excellence, les galeries sont à ciel ouvert, les bombes ont remplacé les pinceaux et les toiles des tableaux ont cédé la place aux façades des bâtiments et entrepôts. Et si certains graffeurs restent fidèles à l’expression sur béton, d’autres ont choisi d’évoluer vers une expression artistique proche d’une tradition picturale plus classique qu’ils redécouvrent et interprètent à leur manière, sans pour autant être passés par la case Beaux-Arts.

Témoins de cette diversité, les articles consa­crés dans cette édition d’ARCADES aux acteurs et aux actions de cette « scène » bien vivante à La Rochelle, Saintes, Poitiers ou Angoulême, et où cet art urbain présente souvent la particularité de dialoguer avec le patrimoine. Une possibilité dont a su s’emparer avec audace une galeriste de Saint-Savin-sur-Gartempe, haut lieu du patri­moine roman, en organisant un festival de street art… à la campagne !

Bien entendu, le travail mené à Niort dans ce domaine, avec le festival 4e mur, fait figure d’ex­ception. Il montre comment une action munici­pale menée sur le long terme, sans rupture sur le fond du projet malgré l’alternance politique, peut devenir un facteur de notoriété et d’attractivité pour une ville. De fait, si pour certains Niort est devenue la capitale du street art de la région, ce n’est donc pas sans raison.

Philipe Arramy

Directeur de la rédaction